A Grigny, des vacances juste au bout de la rue
Cinq familles ont passé le week-end sous une tente au milieu de la verdure du parc Saint-Lazare, en périphérie du quartier de la Grande-Borne. Dépaysement garanti.
« D'habitude, on fait deux heures d'avion. Mais là, on a pris le car devant la maison de quartier Marie-Curie et cinq minutes après, nous étions arrivés », s'enthousiasme Hajer, 12 ans. Pourtant, avant de faire sa valise, la jeune fille émettait quelques doutes sur ces vacances au bout de la rue. « Je ne savais pas trop si j'allais aimer... Quand on dort sous la tente, il y a forcément des araignées et des moustiques ». Après une nuit de rodage, tout est oublié. « On s'habitue. D'ailleurs, si on pouvait, je serais bien restée ce dimanche soir ! »
Les tours de Grigny ne sont pas si loin et pourtant, rien ici ne rappelle la ville, son brouhaha et le béton qui la caractérise. « J'ai l'impression d'être loin de chez moi, pourtant je sais que l'on est juste à côté », note Hajer. Son père rebondit pointant du doigt : « Regardez ces animaux là-bas. On ne voit ça qu'à la campagne. » A un jet de pierre de leur domicile de la place du Quinconce, en périphérie du quartier de la Grande-Borne, les enfants découvrent les richesses de la nature. « C'était super, on a nourri les poules, les cochons, les chèvres... Il y a même un lama », énumère Hajer. Autre découverte, l'adolescente avait pour mission d'aller ramasser les oeufs. « Ceux-là, ils sont frais. Ce n'est pas comme ceux du magasin où on ne sait pas d'où ils viennent. »
Après deux nuits passées sous la tente, et l'expérience de la vie en communauté avec les autres familles, les enfants n'attendent plus qu'une chose : recommencer au plus vite. « J'ai demandé à mes parents d'acheter une tente », lance Hajer en jetant un regard plein d'espoir à sa mère. « Pourquoi pas, répond la maman. Si, toi et ton frère, vous avez de bons résultats à l'école, on pourrait l'envisager. »
