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  • À Grigny municipalité communiste de l'Essonne, « il y a une aussi une vraie solidarité » pour faire vivre le droit aux vacances

    A Grigny, des vacances juste au bout de la rue

    Cinq familles ont passé le week-end sous une tente au milieu de la verdure du parc Saint-Lazare, en périphérie du quartier de la Grande-Borne. Dépaysement garanti.

    pour le Parisien
     
    Pas d'embouteillage ni de longues heures à bouillir dans l'habitacle de la voiture. De vendredi à dimanche, cinq familles de Grigny ont profité de la verdure et des animaux du parc Saint-Lazare (qui abrite une ferme pédagogique) situé sur la commune. Un week-end sous la tente organisé par la mairie depuis trois ans (lire ci-dessous) pour que les familles qui ne partent pas en vacances puissent aussi profiter d'un bon bol d'air à un prix défiant toute concurrence (quelques dizaines d'euros selon les foyers).

    « D'habitude, on fait deux heures d'avion. Mais là, on a pris le car devant la maison de quartier Marie-Curie et cinq minutes après, nous étions arrivés », s'enthousiasme Hajer, 12 ans. Pourtant, avant de faire sa valise, la jeune fille émettait quelques doutes sur ces vacances au bout de la rue. « Je ne savais pas trop si j'allais aimer... Quand on dort sous la tente, il y a forcément des araignées et des moustiques ». Après une nuit de rodage, tout est oublié. « On s'habitue. D'ailleurs, si on pouvait, je serais bien restée ce dimanche soir ! »

    Les tours de Grigny ne sont pas si loin et pourtant, rien ici ne rappelle la ville, son brouhaha et le béton qui la caractérise. « J'ai l'impression d'être loin de chez moi, pourtant je sais que l'on est juste à côté », note Hajer. Son père rebondit pointant du doigt : « Regardez ces animaux là-bas. On ne voit ça qu'à la campagne. » A un jet de pierre de leur domicile de la place du Quinconce, en périphérie du quartier de la Grande-Borne, les enfants découvrent les richesses de la nature. « C'était super, on a nourri les poules, les cochons, les chèvres... Il y a même un lama », énumère Hajer. Autre découverte, l'adolescente avait pour mission d'aller ramasser les oeufs. « Ceux-là, ils sont frais. Ce n'est pas comme ceux du magasin où on ne sait pas d'où ils viennent. »

    Après deux nuits passées sous la tente, et l'expérience de la vie en communauté avec les autres familles, les enfants n'attendent plus qu'une chose : recommencer au plus vite. « J'ai demandé à mes parents d'acheter une tente », lance Hajer en jetant un regard plein d'espoir à sa mère. « Pourquoi pas, répond la maman. Si, toi et ton frère, vous avez de bons résultats à l'école, on pourrait l'envisager. »

    grigny

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  • Manifestation en Essonne contre la réforme libérale des retraites

    Ils étaient plusieurs centaines à l'appel des Syndicats à manifester contre la réforme des retraites. Des dizaines de milliers d'Essonniens ont également participer aux différentes manifestations organisées à Paris

  • Ile de France : Grève au grand jour pour les travailleurs de l’ombre avec le soutien de la CGT

    Douze mouvements de sans-papiers ont éclaté hier en Île-de-France pour exiger leur régularisation et dénoncer l’impunité patronale dans un contexte de débat nauséabond sur la politique migratoire. Certains ont déjà obtenu gain de cause.

    Coup de chaud pour les employeurs de sans-papiers franciliens. Hier, à l’initiative de la CGT, douze piquets de grève ont pris forme simultanément à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine pour régulariser ces travailleurs exploités. Salariés de grandes enseignes comme KFC ou de simples restaurants, femmes et hommes de ménage de l’UGC Ciné Cité Bercy, du Campanile mais aussi forçats de l’intérim, tous ont cessé leur activité afin d’exiger un emploi légal.

    Un mouvement d’une ampleur inédite depuis les grandes luttes de régularisation entre 2008 et 2009 qui avaient abouti à des milliers d’obtentions de Cerfa. Dans ce contexte de repli identitaire, avec le débat sur l’immigration lancé par Emmanuel Macron, la contre-offensive monte donc d’un cran. Marilyne Poulain, responsable confédérale du collectif migrants de la CGT, rappelle que « le patronat a tous pouvoirs d’accompagner une régularisation, ou pas. Souvent, il n’a pas d’intérêt à le faire. C’est aussi le bon moment pour redire que les travailleurs migrants contribuent au système de solidarité nationale ».

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