Créé en 1987, le Chœur régional Vittoria d’Ile-de-France, qui s’est imposé dans le paysage musical grâce à son chef-fondateur, Michel Piquemal, et sa patiente exhumation au concert et au disque de partitions françaises oubliées (Alfred Bruneau, Martial Caillebotte, Clémence de Grandval…), n’aura pas soufflé ses quarante bougies. Il a été dissous le 29 mai dernier lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée par sa présidente, Florence Portelli, maire LR de Taverny (Val-d’Oise) et surtout vice-présidente du conseil régional chargée de la culture, du patrimoine et de la création. « Une décision unilatérale, brutale, sans concertation et fondée sur des prétextes inutilement diffamatoires », ont accusé les chanteurs de l’ensemble sur les réseaux sociaux. Dans l’opération, la Région récupère la subvention qu’elle versait à l’association, soit cette année 300 000 euros qui constituaient sa principale sinon sa seule ressource.